Méthodologie d’établissement des prévisions de la demande pour les métiersMéthodologie d’établissement des prévisions de la demande pour les métiers

Les dépenses d’investissement dans la construction domiciliaire et non domiciliaire déterminent le volume d'activités dans le secteur et la demande pour les métiers de la construction, alors que l'offre de travailleurs est dictée par la population et par l’ensemble de la main-d'œuvre.

La méthodologie utilisée par le Conseil sectoriel de la construction pour présenter des prévisions pour les métiers de la construction a recours à des modèles associés à l'économie et à la demande pour les métiers. Les modèles de demande pour les métiers se servent des résultats des modèles économiques, soit les prévisions en matière d’investissements et d’emploi, ainsi que de groupes de coefficients qui tirent des prévisions les exigences s’appliquant aux métiers.

L’objectif consiste à offrir des prévisions de demande pour les métiers par tous les secteurs de l'économie, y compris l'industrie de la construction et les secteurs industriels employant des personnes de métier. Dans l’industrie de la construction, l’analyse se penche non seulement sur les métiers exigés par les grands projets, mais à tout le travail entrepris par l'industrie de la construction. En plus des grands projets, le travail effectué dans le cadre de projets de moindre envergure qui ne sont pas toujours annoncés, ainsi que des activités d'entretien et de réparation dans la construction.

L’industrie de la construction classe la demande pour les métiers selon les types d’activités pour tenir compte des exigences particulières des quatre domaines d’activités dans la construction :

  • la construction domiciliaire à l’exception des immeubles d'habitation de cinq étages et plus
  • les immeubles d’habitation de cinq étages et plus, ainsi que la construction gouvernementale, institutionnelle et commerciale
  • la construction industrielle de même que l'installation de machinerie et d'équipement de production
  • les grands travaux

De façon plus précise, le système des prévisions d'IMT établit un lien entre l'emploi dans chaque métier et profession, et les dépenses engagées dans les divers domaines de la construction. Chaque lien est défini comme la mesure des travailleurs nécessaires pour chaque million de dollars de construction. La demande pour les travailleurs résulte de l’accroissement de l’activité économique et des départs à la retraite. La première source de débouchés, appelée la demande de main-d'œuvre d’expansion, est associée aux nouveaux emplois créés en raison de la croissance économique. Les départs à la retraite représentent une deuxième source d’emplois. On enregistre alors une demande de remplacement.

La prise en compte des grands projets joue un rôle important dans la méthodologie d’établissement des prévisions de la demande pour les métiers. Ces projets sont importants parce qu’ils ont une incidence marquée sur les prévisions économiques et affichent des coefficients d’exigences de métiers qui s’écartent beaucoup des moyennes utilisées par les quatre catégories de la construction décrites plus haut.

Bien que les renseignements sur les grands projets facilitent l'établissement des prévisions économiques, ils ne rendent pas compte de l'ensemble des investissements effectués dans l'économie. Il faut également présenter des prévisions pour les grands projets non annoncés, les projets de moindre taille ainsi que les dépenses engagées en entretien et en réparation. Les modèles économiques produisent de telles prévisions tout en tenant compte des renseignements disponibles sur les grands projets.

Du côté de l’offre, le système des prévisions de l’IMT suit de près la main-d'œuvre, l’apprentissage et la mobilité associés à des professions et à des métiers choisis. Les estimations s’appuient sur le Recensement de 2001 de Statistique Canada ainsi que sur les données de l’industrie. On établit le nombre de chercheurs d'emploi éventuels à partir du nombre d'apprentis arrivant chaque année sur le marché du travail, des immigrants et des personnes réintégrant le marché à la suite d’une période de non-participation.